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Chapitre 1: un vent de chaos...

 
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Grand Amiral Thrawn
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MessagePosté le: Sam 28 Mai - 15:20 (2011)    Sujet du message: Chapitre 1: un vent de chaos... Répondre en citant

Chapitre 1: un vent de chaos...
Thème du chapitre: comme un vent de chaos

_________________
Ce n'est pas la guerre qui salit l'idéal, c'est l'idéal qui purifie la guerre.

Thème musical:
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Dernière édition par Grand Amiral Thrawn le Lun 4 Juil - 21:18 (2011); édité 3 fois
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MessagePosté le: Sam 28 Mai - 15:20 (2011)    Sujet du message: Publicité

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Grand Amiral Thrawn
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Inscrit le: 03 Mai 2011
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MessagePosté le: Sam 28 Mai - 15:31 (2011)    Sujet du message: Chapitre 1: un vent de chaos... Répondre en citant

 
 
 

 
 
 
Episode 1: ouverture

Orbite de Nirauran, destructeur "l'impérieux", appartements privés de l'empereur, 253 ans après la révolution, 6 heures avant le début de l'opération "justice" 
 
 

-Pour conclure, la création de Dero c'est passée sans difficultés majeures, grâce nottament au colonange dark syytah. En revanche sur le plan intérieur... Je dois avouer que la situation sur Crustai s’aggrave de plus en plus.


L'empereur tentait de contenir sa rage.


"Je hais les traîtres, pensa il. Cette planète me donne des envies de meurtres. Massifs."


-Monseigneur, l'ordre de la rose ardente dispose de soutiens bien ancrés dans la population. Le BSI et les hommes du commandant Stark ne peuvent que limiter les dégâts tant que la planète reste sous la juridiction civile.


La grande femme en uniforme noir qui venait de parler tourna la tête et jeta un regard voilé de mépris à l'homme debout derrière elle avant de ramener ses yeux sur l'empereur.


-Les troubles sur Crustai empirent de jours en jours. Les rebelles de l'ordre de la rose ardente...
-Rien ne prouve leur implication, intervint l'homme soigné derrière elle. Colonel Séptime s'il vous plais épargnez nous vos spéculations paranoïaques et tenez vous en aux faits.


La femme, serra les dents mais ne se retourna pas.


-... Je disais donc que les "insurgés" d'origine inconnue passent des manifestations violentes à l'émeute pure et simple...


Sa voix n'avait pas changé mais elle appuya bien sur le mot "insurgé" et souligna sa remarque en traçant une ligne imaginaire devant elle. Ce geste était habituel chez elle et servait littéralement à souligner son propos. L'homme derrière elle tiqua devant cette manifestation de mauvaise humeur mais ne dit rien.


-... On a de plus intercepté plusieurs chargements d'armes de classe 2 et 3 à la fois en orbite et au sol. Je crains qu'ils ne passent bientôt à la guérilla armée. Hier des gardes noirs ont été pris pour cible à la grenade artisanale et au fusil d'assaut dans ce qu'il convient d’appeler une embuscade. Bref je ne sais pas combien de temps nous parviendrons à maintenir l'ordre...


Elle se tut. L'empereur la fixa encore une seconde puis tourna les yeux vers l'homme habillé d'un coûteux ensemble bleu.


"Décidément, songea l'empereur, Rmiss a toujours aussi bon gout... Mais pourquoi diable est ce que je pense à ça maintenant?"


-Merci de cet exposé, colonel. Conseiller?


La voix de l'empereur était douce. Caressante même. Mais son visage et ses yeux rouges qui ne reflétaient jamais d'émotions rappelaient qu'il n'avait rien d'humain. L'homme qu'il avait appelé conseillé prit un air soucieux.


-Il me semble que même si la situation reste très préoccupante, vos éléments soient insuffisant, colonel Séptime. Comprenez que pour pousser la délégation vous voter l'autorité totale sur une planète, en destituant au passage la Gouverneure élue par le peuple de Crustai, il faudra plus que des émeutes et des attaques sporadiques sur quelques gardes imprudents. A mon sens, votre Majesté Impériale, décréter l'état d'urgence maintenant serait une provocation qui ne ferait qu'exacerber les troubles en faisant le jeu des extrémistes...


Il fixa le dos du colonel d'un air éloquent.


-... Les extrémistes des deux camps.


Le colonel Séptime gardait son sourire de façade habituel mais sa mâchoire était serré à se briser. L'exaspération de l'empereur monta d'un cran et ses yeux se mirent à luire plus intensément. Le conseiller Rmiss déglutit. Beaucoup se laissaient abuser par la voix de Thrawn et prenait son expression pour une marque d’intérêt bienveillant. Lui aussi au début. Et puis il avait entendu cette voix ordonner la destruction sans sommation par bombardement du QG l'ASG-corporation, il y a 16 ans. Dans une révolution des gens doivent mourir, c'est inévitable. Ces miliciens de l'ASG étaient des salopards. Mais entendre la voix calme, douce de l'empereur ordonner la mort ou demander poliment à une secrétaire de lui verser un peu de café... Et puis il y avait eu son expression quand il regardait les cadavres. Le même intérêt poli, sans dégoût ou regret. Depuis ce jour le conseiller Rmiss avait peur de Thrawn. 


"Ce type est un animal à sang froid, un vrai serpent, confia il un jour à sa femme. Il ne connait pas la pitié. Je ne sais même pas s'il peu ressentir quoi que ce soit d'humain."


L’empereur le fixa pendant près d'une dizaine de secondes mais pour le conseiller cela sembla être une éternité. Sa respiration s’accéléra légèrement mais il parvint à maîtriser son expression. Puis l'empereur parla enfin.


-Je vous remercie conseiller. Je n'abuserai pas plus longtemps de votre précieux temps.


Le conseiller s'inclina, si peu que cela frisait l'insulte. Puis il se dirigea vers la porte.


-Et conseiller?


Rmiss se retourna avec humeur.


-Oui colonel? J'ai du travail qui m'attend soyez brève.


Elle lui fit un grand sourire. Cruel.


-Comment va votre nièce?


Rmiss se rembruni. 


"Vipère!"


Il grommela un "mieux, merci" et sorti. L'empereur haussa les sourcils.


-Sa nièce?


Le colonel Séptime eu un sourire de pure joie.


-Tout à fait puéril de ma part mais deux de mes hommes l'ont embarqué hier matin. Ivresse manifestement. Elle hurlait des slogans anarchistes à 2h du matin sur le square de la paix. Elle est resté bouclé au QG de la garde un bon moment... Et elle a pris un beau sermon avant qu'on la relâche, vu qu'elle a passé la moitié de son temps d'internement à expliquer que son oncle était un homme important et que quand elle serait sortie elle se vengerait... Au bout de deux heures au fond d'une cellule, je crois qu'elle a changé d'avis. Une piètre vengeance mais ça fait du bien... Je suis franchement allergique aux politiciens.


Elle ronronnait presque. L'empereur souri malgré lui.


-Rappelez moi de décorer vos hommes Nyna. Bien assez ri... Miss tu peux m'ouvrir un canal sécurisé avec le lieutenant colonel Berfa?


Un hologramme aux armes de l'empire se matérialisa au centre de la pièce et la voix robotisée de l'Intelligence Artificielle Vocale répondi.


-Le mot de passe est requis pour cette instruction.


L'empereur fixa le colonel. Interrogatif.


-C'est nouveau non? Qu'est ce que c'est que cette histoire de mot de passe Nyna?
-Mot de passe incorrect.


Elle se dandina mal à l'aise


-Vous n'avez pas lu le dossier sur Miss? Avant chaque début de session il faut entrer le mot de passe.
-Mot de passe incorrect.
-Miss, silence! Et c'est quoi ce mot de passe Nyna?
-Le mot de passe est requis pour cette instruction.
-2266F je crois.
-Mot de passe incorrect.
-Mais ça sert à quoi ce mot de passe Nyna?
-Mot de passe incorrect.
-U8223? A renforcer la sécurité. C'est Meryc qui a conseillé ce truc. Honetement je ne suis pas convaincue.
-Mot de passe accepté. Connexion en cours...
-Tout à fait d'accord. Il faudra modifier ça rapidement. Miss rappelles moi de faire fusiller Meryc.
-Transmission de l'ordre en cours. Tirez à vue.


L'empereur soupira.


-Heu... Monseigneur?
-Décidément ces IA n'ont aucun sens de l'humour. Annulation de l'ordre.
-Reçu. Ordre annulé.


L'empereur eu un petit rire. Qui se termina en une toux grasse. Un peu de sang coula sur la lèvre de l'empereur. Il se retourna et s'appuya à la vaste baie vitrée derrière lui.


-Monseigneur? Tout va bien?


L'empereur se courba.


-Non. Ce corps s'affaibli. Je vais mourir. Encore.


Le colonel s'inquiéta.


-Tout de suite?


L'empereur grimaça un sourire.


-Ça tiendras bien encore quelques heures.


Il se laissa tomber dans son fauteuil.


-Je sais que me voir mourir vous serai pénible. Je vais essayer de vous éviter ça.


Le colonel eu un sourire timide. C'était vrai. L'empereur était un peu comme un père pour elle et elle lui vouait une véritable adoration. Comme beaucoup d’ailleurs. Le voir souffrir sans pouvoir rien y faire lui était difficilement supportable.


-Miss cette connexion ça vient?
-C'est pret, j'attend votre ordre monseigneur.
-Activation.


L’hologramme au centre de la pièce se déforma jusqu’à prendre forme humaine. Le lieutenant colonel Berfa s'agenouilla. L'empereur souri. Enfin grimaça mais l'idée initiale était de sourire.


-Je vous en prie, nous sommes entre nous. Relevez vous mon ami. Des nouvelles de l’opération "justice"?


L’hologramme se releva et eu un signe de tête vers le colonel Séptime, sa supérieure directe, avant de prendre la parole.


-Nous sommes prêts. J'ai changé les ordres de l'escouade loup comme vous le vouliez monseigneur. On est prêt à exécuter la manœuvre dès que vous en donnerez l'ordre. Un mot de vous et nous passons à l'action.


L'ancien commando marine était un homme tout à fait impressionnant. D'un bon mètre 90 et d'une carrure supranormale il portait comme toujours l'uniforme de la garde noire. Son oeil gauche était orné d'une longue balafre, héritage d'une tentative d'assassinat ratée.


-Je ne comprend pas pourquoi nous devons "négocier" avec ces lâches de la délégation. Vous êtes l'empereur. Votre volonté fait loi.


L'empereur secoua la tête. Berfa était un bon soldat: loyal, fort, déterminé et bon tacticien. Commander la garde noire, bras armé du redouté BSI, lui allait parfaitement. Mais il n'avait aucun sens politique.


"Heureusement que Nyna est là pour le modérer, pensa l'empereur. Ou le BSI aurait déjà embarqué la moitié de la délégation."


-Ces gens sont élus, le cas échéant populaires. Leur forcer la main donnerai de nous une très mauvaise image extérieure et intérieure. C'est aussi simple que ça.


Berfa se rembruni. 


"L'image extérieure? Bah ça sert à quoi? Et pour l'intérieur ceux qui n'aimes pas l'empereur sont des traîtres... Mais bon on ne m'écoute jamais quand je propose de tous les embarquer."


-Il y a eu deux nouvelles fusillades. J'ai perdu 5 hommes aujourd'hui. Plus une quinzaine de civils. Les tireurs y sont restés aussi, tous de la rose ardente. Ils s’enhardissent de jour en jour.
-Je sais, je sais.


"Maudite douleur... Ça me brouille les idées."


L'empereur regarda ses subordonnés.


-Allez y. Continuez comme prévu.
-Que vive l'empire!


Double garde à vous. L’hologramme disparu et le colonel Séptime sortie. L'empereur resta seul.


-Miss, demande au dr Leroy de venir et déconnecte toi.
-Reçu. Déconnexion...


L'empereur tourna son siège vers la baie vitrée et contempla le monde tout proche. Son monde. Libre et en paix... Un rêve déraisonnable?


"Moi, Nyna, Berfa, Meryc, Tarale, même Veltraa... Nous sacrifions notre âme pour qu'ils vivent en paix... Heureux... Nous nous couvrons les mains de sang... Cela vaut il tous ces morts? Sans doute... Au fond mon choix a déjà été fait il y a longtemps. Plus moyen de reculer... Pour tout ceux qui sont morts, pour tous ceux que nous avons tué... Pour tous ceux qui vivent grâce à notre sacrifice... Il faut continuer... Pourtant je suis si fatigué de tout ça... Ça ne finira donc jamais?"


L'empereur tomba à genoux.


"L'ombre... Déjà? La douleur..."


C'est là que l'empereur mourut.
_________________
Ce n'est pas la guerre qui salit l'idéal, c'est l'idéal qui purifie la guerre.

Thème musical:
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Grand Amiral Thrawn
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MessagePosté le: Sam 28 Mai - 20:32 (2011)    Sujet du message: Chapitre 1: un vent de chaos... Répondre en citant




Episode 2: justice impériale

Surface de Crustai, sous sol de la place de la fédération, chantier du futur grand théâtre impérial, 253 ans après la révolution, 5 heures avant le début de l'opération justice

-Mais sergent les ordres disent...
-Les ordres ont changés caporal. Balles rélles, reglez vos armes sur silencieux. Je ne veux pas de détonation. Pas de survivants. Escouade loup, a vos postes!

Les gardes noirs se mirent en position sans bruit dans les multiples alcôves qui tapissaient les murs du futur grand théâtre impérial. Silencieux et rapides. Personne ne pouvait imaginer que le vaste chantier sombre était devenu un piège mortel.

-Escouade loup en position sergent. Prêts à faire feu. Apparament on a du monde en approche dans l’ascenseur nord. J'en detecte 6.
-Bien vu, caporal. Je les ai aussi. Laissez les avancer et attendez mon ordre pour tirer. Un soldat et une balle par cible, qu'ils soient morts sans même s'en appercevoir. 07, tu descend le chef à mon ordre, les autres logez vos cibles dans le système de visée votre casque. Sia, Karl, Sem et Hakker vous choisissez vos cibles. A partir de maintenant silence radio.

Une autre minute passa sans un bruit. Puis l’ascenseur arriva et s'ouvri dans un léger chuintement. De timides lueurs apparurent dans la pénombre.

-Bordel on y voit rien!
-Ta gueule crétin. Tu voudrais pas qu'on alume les spots du chantier histoire que les impériaux nous repèrent bien depuis Nirauran?
-Pfff... N'empèche ces lampes c'est de la merde.
-Fermez la les deux gamins. Avancez plutôt. Les autres on reste en position.

Deux ombres se détachèrent du groupe. Avec les lampes fixées à leurs fusils il balayèrent le vaste chantier, vide... En apparence. Les lampes passèrent rapidement sur les futures loges, sans rien voir des gardes cachés dedans.

-Clean! RAS.
-Reçu. En avant! Restez sur vos gardes.

Le reste du groupe rejoignit les deux eclaireurs au centre de la salle. Tous étaient armés mais aucun ne portait d'uniforme ou de signe distinctif. Des terroristes.

-Assemblez la bombe.

Ils sortirent alors de leurs habits de petits paquets soigneusement embalés ainsi qu'un détonateur manifestement artisanal.

"Collés à leur corps pour echapper aux contrôles... Ingénieux mais si on avait tiré à la balle de neutralisation, la decharge aurait mis à feu les explosifs... Et là ont auraient tous finis en orbite. Dommage pour vous les rebelles. Si on avait pas été là ça aurait été un joli coup: demain au discours d'Adelpha plus de place, plus de gouverneure, plus de commandants, plus d'état major. Ça aurai été un beau bordel. Au lieu de ça vous allez juste mourir ici. Ils sont tous armés... Ma visière ne detecte pas de radium28. Pas normal. Toutes les armes des dépôts impériaux sont marquées avec ce produit, histoire qu'on puisse les suivre depuis l'orbite. Apparament ces armes ne viennent pas d'ici. Des X25 à vue de nez. Rustique mais efficace. Où ont ils trouvé ça? Et les explosifs?" pensa le chef d'escouade en observant le manège des silhouettes en contrebas par dessus la rambarde de sa loge.

-Sergent? Si on attend encore il vont armer cette foutue bombe, chuchota la voix du caporal dans son casque.

Le sergent soupira avant de répondre.

-J'ai mes ordres. Attendez mon signal pour tirer, et en silence.

Il caressa son fusil long, épais et compact. Le tout nouveau M21. Entièrement automatique il fonctionait comme la plupart des armes de guerres actuelles sur le principe du canon de gauss: une bille de métal était accélérée magnétiquement et la vitesse du projectille causait tous les dégats, bien plus importants que les vieilles armes à poudre. Le M21 disposait en outre d'un ordinateur de tir performant, d'une lunette intégrée et, fonction fort utile, pouvait tirer à vitesse inférieure à celle du son malgré une légère perte de puissance. Les armes standard tirait à une vitesse supersonique et déclanchait une détonation forte quand la balle passait le mur du son. Pas le M21 qui produisait un sifflement léger. Le sergent souri, rasséréné. Armés ou pas, jamais les rebelles n'égaleraient l'empire.
En contrebas les silouhettes terminaient d'assembler la bombe. Enfin l'un d'entre eux se pencha sur le détonateur. Malgré la distance le micro directionnel du casque du sergent capta parfaitement ses paroles.

-Voilà le bébé est operationel. 4 heures et 42 minutes. Vaudrait mieux être ailleur quand...
-Feu.

Il y eu un sifflement léger et les silouhettes s'effondrèrent sans un cri. Une minute passa dans un silence tendu. Aucun des corps n'eu de réaction.

-Cibles à terre sergent. On appelle le déminage et on se tire?
-Négatif caporal. On appelle personne. Escouade loup, on verifie qu'il n'y a pas de survivants et on dégage d'ici.
-Mais la bombe...
-J'ai des ordres du lieutenant colonel Berfa, qui les tiens de l'empereur en personne. Le discours n'aura pas lieu mais la bombe reste ici. On verifie qu'ils sont morts et on bouge. Execution!

Les gardes s'approchèrent des corps en les maintenant en joue. Grace à la vision infrarouge intégrée à leur casque ils voyaient les corps et les flaques de sang virer lentement vers le gris. Refroidir. Mais il fallait toujours vérifier "à l'ancienne" juste au cas où. Après tout les rebelles étaient inventifs. Et souvent les excès de confiance coûtaient des vies aux soldats de l'empereur. Les gardes s'agenouillerent pour prendre le pouls des corps.

-Sergent? Celui là vie toujours.

Effectivement. Le sergent voyait battre son coeur à travers ses vêtements. Un autre avantage de l'infrarouge. Le chef du groupe apparament. Le seul à porter un casque, qui l'avait protégé de la balle sub-sonique. Si l'on peut dire il avait une de la chance: 07 ne ratait jamais sa cible. Une arme standard aurait percée le casque sans difficulté, et là... Bye bye le rebelle.

-Il est resté salement sonné. Sergent on en fait quoi?

Le sergent hésita. Et puis il croisa le reguard vide d'un des cadavres; celui ci devait avoir, quoi 19 ans?

"Rien qu'un gosse... Le mien doit avoir le même age. Putain je sent que je vais faire une connerie... Ça change rien en plus. On devrait l'achever purement et simplement. Une balle dans la tête... Merde."

-07, envoi lui une dose de tranquilisant avec ton aiguillon. J'ai pas le coeur à achever un homme à terre. Si sa bombe marche, il sera le premier prevenu.

Il jeta un regard au coeur palpitant de l'infortuné rebelle. 07 fit jaillir la lame fine du gantelet de son armure noire et piqua l'homme à la jambe. Celui çi émit un grognement mais ne bouga pas, assommé instantanément par le puissant somnifère enduisant l'aiguille.

-Escouade on remonte. Beau boulot.

Le caporal parti en dernier. Son regard fixa une seconde les corps. 

"Putain quel gâchis..."
_________________
Ce n'est pas la guerre qui salit l'idéal, c'est l'idéal qui purifie la guerre.

Thème musical:
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Dernière édition par Grand Amiral Thrawn le Ven 3 Juin - 18:03 (2011); édité 1 fois
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MessagePosté le: Dim 29 Mai - 21:27 (2011)    Sujet du message: Chapitre 1: un vent de chaos... Répondre en citant

Episode 3: l'éveil



Surface de Nirauran, palais impérial, appartements privés du Dr Leroy, 253 ans après la révolution, 3 heures et 30 minutes avant l'opération justice

L'empereur était étendu en sous vêtements sur le lit. L’écran du curieux appareil posé à côté de lui montrait une courbe régulière. Il respirait. A l'autre bout de la pièce deux hommes s'activaient autour de l'incinérateur. Il eu un bruit et un flash, qui réveillèrent brusquement l'empereur. L'appareil se mit à bipper. Il se redressa et fit jouer un instant les articulations de ses doigts avant de balayer lentement la pièce du regard. Le plus âgé des deux hommes en blouse blanche hota ses gants pleins de sang et les jeta négligemment dans l'incinérateur avant de s'approcher du lit.

-Monseigneur? Comment vous sentez vous?

L'empereur ramena son regard sur lui, inspira profondément puis souri.

-Nettement mieux, Dr Leroy. Merci. Suis je prêt à sortir?

Le docteur souri à son tour. Toujours le même dialogue depuis toutes ces années.

-Si je vous disais non?
-Je partirai quand même. Décidément je ne me lasse pas de ce miracle.

L'empereur retira la perfusion de son bras et l'étrange appareil se tut. Le Dr Leroy pianota une seconde sur son ordinateur de poignet et la machine rentra dans le sol. L'empereur saisi les habits posés à ses côtés et passa son uniforme noir avant d'enfiler une large cape rouge.

-Dites moi mon vieil ami, sauriez vous où se trouvent le colonel Séptime et le...
-... Lieutenant colonel Berfa. Ils attendent devant ma porte depuis votre arrivée. Surpris?

Le sourire de l'empereur s'élargit.

-Pas le moins du monde. Nous avons une affaire en cours... Voulez vous restez encore un peu?

Le visage du médecin s'assombrit.

-Merci mais vous connaissez mes réserves sur le BSI et vos... Affaires. Je vais vous laisser à vos complots.

L'empereur ne releva pas. De toutes les personnes de son entourage Leroy était le seul à oser lui parler ainsi. Et à pouvoir se le permettre. Certains pensaient que c'était par pure amitié. D'autres avançait qu'il était indispensable à la santé de l'empereur, qui devait souvent disparaître pour "raison de santés". Mais personne n'avait de vraie explication à cette familiarité. 

-Et je vous laisse à vos recherches. Chacun son travail mon ami... Portez vous bien docteur.

Le docteur rejoignit son jeune assistant et sorti. Le jeune homme jeta un dernier coup d'oeil vers l'empereur, presque étonné. Puis le colonel Séptime, le lieutenant colonel Berfa et deux gardes noirs entrèrent dans la vaste pièce tandis que les deux médecins la quittait.

"Étrange, pensa l'empereur tandis qu'ils mettaient un genoux à terre. Que font ces gardes noirs ici?"

-Relevez vous. Où en est on?

Tête courbée, le colonel Séptime sourit. Toujours aussi direct... Mais quand elle acheva de se relever, son visage n'affichai plus rien d'autre que son habituelle et indéchiffrable expression. Ce fut elle qui répondit à l'empereur.

-Monseigneur voici le sergent Vax Lierra et le caporal Varig Hakka de l'escouade U-226, l'escouade loup. C'est eux qui se sont chargés de la première phase de l'opération justice. Voici le rapport.

Elle avança jusqu'à la légère surélévation qui isolait le lit du reste de la vaste pièce et tendit un data pad à l'empereur avant de rejoindre ses subordonnés.

-Ce sont des soldats d'élites, même au sein de la garde noire, qui viennent une fois de plus de prouver leur compétence et leur sens du devoir, ajouta elle. C'est pourquoi j'ai pris la responsabilité de vous les amener. Au cas ou vous auriez une question sur le rapport...

Les deux gardes se regardèrent, gênés de cette avalanche de louanges de la part d'une des plus hautes autorité de l'empire. L'empereur parcourait le data pad avec attention, mais il hocha tout de même la tête à la remarque du colonel. Puis il fronça légèrement les sourcils.

"Du beau travail... Si j'ose ainsi dire. Exécuté à la perfection. Sauf..."

Il releva la tête. Depuis sa position il toisait tout le monde. Les deux soldats étaient figés au garde à vous, crispés. Leurs supérieurs à quelques pas devant eux se tenaient une position de repos, sérieusement mais sans être intimidés. L'habitude.

-Lequel de vous deux est le sergent Lierra?

Le plus large des deux fit un pas en avant, toujours aussi raide.

-C'est moi monseigneur.

L'empereur le fixa une seconde et prit un air bienveillant.

-Du très bon travail là bas, sergent. Vous féliciterez vos hommes.
-Oui monseigneur. Merci monseigneur.

L'empereur tourna la tête vers le caporal.

-Le compliment s'adresse à vous aussi, caporal. Cependant...

Son regard revint vers le sergent.

-... j'ai une question à laquelle vous seul pouvez répondre. Vous n'avez pas commis de faute ou d’erreur, là n'est pas mon propos. Simplement le rebelle inconscient... Pourquoi avoir fait le choix de l'anesthésier plutôt que de l'achever purement et simplement d'une balle dans la tête? Pourquoi le laisser mourir de cette manière?

Le sergent Lierra était un homme à la carrure impressionnante à qui peu de choses pouvait faire peur. C'était un vétéran endurci qui avait vu tout ce qu'un garde noir pouvait voir: infiltration, fusillades, émeutes et même bataille rangée. Mais à cet instant il était dans un état proche de la panique. Jusque là il tentait de se rassurer par des gestes simples: garde à vous. Sortez des rangs. Répondez de manière courte et précise. Seulement voilà, plus rien allait. Il était devant son empereur qui lui demandait d’expliquer son idiote bouffée de pitié face aux corps des rebelles... Celui ci considérerait il ce moment de faiblesse comme une faute? L'empereur vit tout le corps du sergent se crisper et repris la parole. Calme. Rassurant.

-Il n'y pas de piège. Si la question vous gène trop, je vous dispense d'y répondre. Mais je suis curieux et si vous décidez de répondre, j'aimerai une réponse honnête... Au fait vous n'êtes pas obligés de rester au garde à vous. Ceci est une entrevue privée, pas une commission disciplinaire. Repos.

Le sergent hésita encore une seconde et rectifia sa position avant de se lancer.

-J'ai été formé à défendre l'empire, monseigneur et on m'a appris que dans ce but, tuer est parfois un mal nécessaire. En tout cas c'est ce que disait notre instructeur. Que la cruauté ou le sadisme n'avait pas leur place dans la garde noire de l'empereur.

Il marqua une pause. Chercha ses mots.

-Je ne crois pas que c'était vraiment de la pitié. Juste... La manière de tuer un ennemi compte aussi. Je ne voulais pas lui loger une balle dans la tête comme ça, comme on achève un animal. J'ai cédé à l'impulsion du moment. Sur le moment ça m'a paru trop... Trop... Pardonnez moi mon empereur.

Il baissa la tête. L'empereur hocha la tête et eu un sourire triste avant de répondre.

-Il n'y pas de faute à vous pardonner. Vous avez fait votre devoir... Et même plus. Pardonnez moi plutôt de vous imposer un tel fardeau.

Il descendit de son promontoire et marcha jusqu'au sergent, qui avait relevé la tête. Il lui tendit la main.

-Acceptez ma gratitude, au nom de l'empire. Même si l’immense majorité des citoyens ignorera toujours quels sacrifices vous et votre escouade avez accomplis pour eux... Moi, je sais ce qu'on vous doit. et ce que cela vous a coûté.

Le sergent lui rendit sa poignée de main, plus gêné que jamais. Puis l'empereur serra celle du caporal, lui aussi mal à l'aise. Enfin il retourna près du lit et salua les soldats à la manière des gardes. Poing droit au dessus du coeur. Ils lui rendirent son salut en s'inclinant.


-Je vous remercie de votre franchise et de votre confiance, soldats. Vous pouvez sortir. On vous appellera si besoin.

-Que vive l'empire!

Les deux soldats sortirent. L'empereur souri, imité par les deux officiers.

-La relève arrive on dirait, commenta Berfa.
-Et je crois que ces deux là ne sont pas près de vous oublier, ajouta le colonel Séptime. Pas doute vous êtes fait pour ce job.

Elle eu un petit rire et le sourire de l'empereur s'élargi. Puis ils redevinrent sérieux.

-Bien bien bien... A ce qu'il semble l'ordre de la Rose ardente agit bien comme Méryc l'avait prévu. Ils nous ont testé, affaibli, préparé psychologiquement notre opinion par une augmentation graduelle du niveau de violence et finalement ils passent à l'offensive générale. Cette bombe était censé nous décapiter lors du discours place de la fédération de la Gouverneure en présence de la plupart des dignitaires de la planète, discours prévu dans quelques heures. Passé cette étape je pensai initialement qu'ils comptaient déclencher leur insurrection et neutraliser par surprise les forces armées présentes sur la planète avant de déclarer l'indépendance avec la bénédiction et l'aide des émigrés de l'ancien régime. La délégation aurait peut être autorisé une intervention militaire mais avec la défense au planétaire au mains de ces traîtres nous en serions sortit très affaibli. Mais récemment j'ai eu des doutes sur ce plan un peu trop bancal et j'ai fait renforcer la vigilance de la police de l'ombre sur les émigrés et la VIII ème flotte. Bien m'en a pris... Finalement l’ennemi semble plus coriace que nous ne l'avions imaginés. Et vraiment plus malin.
_________________
Ce n'est pas la guerre qui salit l'idéal, c'est l'idéal qui purifie la guerre.

Thème musical:
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MessagePosté le: Sam 4 Juin - 21:21 (2011)    Sujet du message: Chapitre 1: un vent de chaos... Répondre en citant

 
 
Episode 4: la bataille des pions, blanc contre noir

Surface de Nirauran, palais impérial, couloir face aux appartements du Dr Leroy, 253 ans après la révolution, 3 heures avant le début de l'opération justice

-Putain sergent... C'était...
-Ouais, l'empereur. Pas de doute.

Les deux gardes étaient assis dans le couloir face à la porte derrière laquelle se discutait l'avenir de l'empire. Le sergent se leva et fit quelques pas en regardant autour de lui dans l'indifférence complète des deux colossaux gardes impériaux postés de chaque côtés de la porte. Le couloir était orné à intervalles régulier d'immenses peintures. Le sergent en observa une ou deux. L'empereur. Une batailles spatiale. 

"Uniquement des peintures classiques, rien qui soit dans un style récent, remarqua il. Du figuratif réaliste. L'empereur a apparament des goûts assez marqués en matière d'art."

Puis son regard monta vers le plafond. Une voûte culminait à une bonne vingtaine de mètres. Le sergent souri.

"On se croirait dans une cathédrale Terrienne..."

Les soutènements de la voûte descendaient sous formes d'immenses colonnes de plus d'un mètres d'épaisseur, réparties régulièrement tout au long du couloir. Le sourire du sergent s'élargi.

"Un couvert idéal en cas d'attaque... On tire caché derrière et l'ennemi est obligé de passer en plein milieu du couloir pour avancer... Malin je suppose que c'est volontaire. Encore que c'est peut être esthétique."

Il retourna s’asseoir à côté de son subordonné et fixa la porte d'un air songeur. Qui sait ce qui se disait là dedans...Il lissa machinalement son uniforme de parade. La garde noire était une unité d'élite de l'empire crée avant même la fin de l'opération renaissance qui avait vu mourir la corrompue et inefficace république stellaire de Nirauran. Rattachée au tout nouveau Bureau de la Sécurité Impériale, la garde avait combattu les miliciens des super corporations, les derniers fanatiques de la VIIIème flotte restés sur Nirauran et rétabli l'ordre au nom du nouvel empereur de Nirauran. Depuis ils combattaient sans relâche tous les ennemis de l'empire que la police et les services "réguliers" ne parvenaient pas à éradiquer. Mais ces derniers temps, la garde avait graduellement perdu de son pouvoir à mesure que les ennemis du début de l'empereur disparaissaient alors que la délégation élue par la population de l'empire prenait de plus en plus de place... En dehors de Crustai. Beaucoups de gens au sein du BSI sentaient que la bataille pour éradiquer les terroristes de l'ordre de la rose ardente de Crustai serait sans doute la dernière qu'on leur laisserait mener. Ils restaient pourtant une force puissante, prête à servir l'empereur jusqu'à la mort. La délégation avait peur de ces "fanatiques" et les avaient surnommés "les loups de l'empereur". Loins de s'en offusquer ils en étaient fiers, et les escouades loups avaient fleurie, dont celle du sergent. Eux surnommaient les autres forces armées de l'empire, soumises à la délégation, "les chiens".Le sergent s'étira.

"Avec un peu de chance j'aurai une perm' bientôt... J'ai l'impression que ça fait des mois que j'ai pas vu ma femme et les enfants. Ils en ont de la chance de vivre ici plutôt que sur Crustai. Quel calme... Les gardes noirs d'ici doivent vraiment s'ennuyer."

Ce fut à ce moment là que les premières explosions retentirent. La première lointaine. La seconde très proche. Le sol trembla légèrement. Les deux gardes noirs se relevèrent en brusquement et les deux gardes impériaux en faction armèrent leurs fusils. Le communicateur des casques s'activa.

-Alerte nous sommes attaqués! Le...

Une troisième explosion pulvérisa l'immense vitre au bout du couloir ainsi qu'une bonne partie du mur autour plaquant tout le monde au sol. Du verre vola autour d'eux.

-... Je répète nous sommes attaqués! 
-Sans blague, grogna le sergent en se relevant.
-... Défendez l'empereur!

Au loin à travers la brèche dans le mur on voyait des chasseurs se battre en duel. Dans le casque du sergent retentit une voix familière. Miss.

-Sergent Lierra, des chasseurs non identifiés viennent de percer une brèche dans le palais; la chasse du palais s'en occupe. C'est sans doute une diversion, alors tenez vous prêts à recevoir d la visite. Les ennemis ont fait exploser les couloirs adjacents de manière à vous couper des renforts. Dans quelques minutes des gardes impériaux auront fait sauter les obstacles et pourront vous appuyer. D'ici là tenez vous prets...

Un groupe en uniforme de gardes noirs sortit de la brèche au fond du couloir.

-A couvert!

Le sergent obéit sans réfléchir à l'ordre aboyé par Miss et se jeta derrière la colonne en plaquant le caporal au passage. L'un des gardes impériaux ne réagit pas à l'ordre et leva son arme vers le groupe.


-Au nom de l'empereur arrêtez vou...


 Il y eu une courte rafale et il s’effondra. Bléssé, il rampa vers son arme. Peine perdue... Il y eu plusieurs autres longues rafales qui achevèrent ce qui restait de son armure. Il ne bougea plus et son sang coula sur les dalles blanches du sol.

-Sergent, vous n'êtes pas en tenue de combat mais il faudra faire avec. Les cibles sont au bout du couloir, en uniformes de gardes noirs. Je n'ai pas de signature radioactive, ce sont de faux gardes. Ils doivent en vouloir à l'empereur. Sergent comptez jusqu'à 4 à haute voix et courez ramasser le fusil du soldat abattu avant de rentrer à couvert.

Le sergent s’exécuta. Il fallait toujours obéir à Miss sans réfléchir.

-1...

Il déglutit.

-2, 3...

Il fléchis les jambes et se concentra sur sa cible: le fusil à l'autre bout du couloir. Le garde impérial survivant se prépara, lui aussi connecté avec Miss.

-4!

Il se jeta sur le fusil. Le garde impérial, sur l'ordre de Miss sans nul doute, sortit simultanément de derrière sa colonne et lâcha une rafale vers les assaillants. Il ne resta à découvert qu'une seconde mais il avait remplis son rôle: pendant qu'il attirait les tirs du groupe le sergent s'était emparé du fusil et était retourné à couvert, sous une grêle de balles mais indemne.

-Sergent, demanda le caporal, tout va bien?
-J'aurait du écouter Maman... Grogna il en réponse en lâchant une rafale à l'aveugle sans s'exposer.
-Pardon?

Le sergent se baissa et lâcha une autre rafale depuis la colonne avant de répondre.

-Elle me disait toujours: "bien sûr l'armée c'est bien, mais bibliothécaires c'est moins dangereux tu ne crois pas?"
-Votre mère vous...
-C'est pas le moment!

De l'autre côté du couloir le garde impérial faisait un massacre depuis son abri sans s'exposer grâce à la lunette de son arme, réglée pour s'afficher sur sa visière. Pas besoin de sortir la tête pour viser... Le sergent pesta intérieurement contre l'imbécile qui avait conçu son casque de parade. Aucun équipement de combat opérationnel, à peine un communicateur et un gilet pare balle cousu dans le plastron noir. Les assaillants continuaient d'avancer malgré leurs pertes, profitant de chaque mort pour se rapprocher un peu plus de leur cible: l'empereur. La porte des appartements s'ouvrit sur le colonel Séptime et Berfa, l'arme au poing.

-Rien à foutre de vos excuses, hurlait la chef du BSI dans son communicateur! Sa canarde sec ici alors bougez vous espèce de sale petit bureaucrate bouffi!
-Situation, aboya le lieutenant colonel!

Ce fut la voix caverneuse du garde impérial qui répondit. Le casque intégral sans doute.

-Encore 5 cibles en progression dans le hall, d'après Miss. Il sont à trois colonnes de nous. Restez à couvert mon colonel.

Le garde lâcha une autre rafale. Le sergent jeta un coup d'oeil à travers un des impact qui avait traversé la colonne. Un des assassin agonisait, touché au ventre. Mais il vit aussi les autres en profiter pour avancer. Plus qu'une colonne et ils arriveraient au corps à corps. Et ce serait le massacre. Les quartes derniers tueurs sortirent et coururent vers la colonne la plus proche en tirant. Le garde impérial grogna, sorti de son abri et vida son arme sur les assaillants, dernière tentative suicidaire de les arrêter.

-Pour l'empereur!

Deux tueurs s'écroulèrent mais les survivants ripostèrent. Le garde s’écroula, criblé de balles, mort sans doute. Le sergent hésita une seconde et sorti lui aussi pour empêcher les derniers assassins d'atteindre la porte. Il abattit l'homme de l'autre côté du couloir d'une courte rafale. La suite ne dura qu'une seconde. Le sergent ne vit pas le dernier tueur lever son arme. Il n'eut pas mal.

-Sergent!

Le caporal le vit s’écrouler. Le lieutenant colonel Berfa tira deux fois au jugé mais sans succès. L'assassin couru les derniers mètres le séparant de la porte, mais il glissa dans la flaque de sang des deux gardes impériaux. Il tomba en lâchant une rafale mal ajustée vers les officiers.Les deux officiers levèrent leurs pistolets.  A cette distance le gilet pare balle cousu dans son faux uniforme de garde noir ne servait à rien. Il y eu quarte coup de feu secs et il s’écroula. Puis se fut le silence. Le caporal s'approcha du corps. Le tueur vivait encore mais il était mortellement touché. Sa main tremblante et sans force tentait d’attraper son arme. Un dernier effort pitoyable de se raccrocher à la vie... Du pied et sans cesser de fixer la visière du mourant le caporal éloigna le fusil. La main de l'homme retomba.

-Lib...

Il toussa et un peu de sang coula de sa bouche.

-Liberté... Lib...

Ses yeux se voilèrent. C'était finis. Il y eut un choc sourd et une cinquantaine de gardes impériaux déboula en trombe au bout du couloir.

-Mon colonel?! Vous êtes blessée? Ou est l'empereur!

Le colonel Séptime se redressa et sorti de derrière la colonne criblée de balle.

-Moi non. Caporal? Berfa?
-Ça va.
-Je vais bien mon colonel.

Le caporal s'agenouia près du corps du sergent et lui retira son casque. La tête glissa mollement sur le côté. Il lui ferma les yeux et releva la tête. 


-Les autres sont morts, il faut...


C'est là qu'il vit les impacts sur la porte. Il eut un hoquet. Le colonel se tourna vers lui puis fixa elle aussi la porte.

-Halte! Personne n'avance! Hurla elle à destination des gardes impériaux qui se figèrent sur place.

Le caporal s’élança vers la porte suivi des deux officiers. Une balle avait fait éclater la vitrine face à la porte. Un pion avait roulé jusqu'au milieu du couloir, dans une flaque de sang près du corps du sergent. Le caporal l'écrasa sans le voir. Il enfonça la porte plus qu'il ne l'ouvrit. Puis ce qu'il vit le stoppa net.

-Mon empereur...

Sur le lit l'empereur gisait mort. Une tache de sang s'étendait lentement sous lui. Le colonel Séptime tomba à genoux. Berfa avança vers le lit.

-Ça va la tête n'a rien. Une balle dans le coeur, rien de grave. Pas de chance... Quand on a le coeur à droite... Cette balle était chanceuse mais ça ne le tuera pas.

"Qu'est ce qu'il raconte?"

Une larme roula sur la joue du colonel. Puis une autre.

-Merci... Je... J'ai cru que cette fois... Il l'avaient tué.

Le caporal ne releva pas. Il était comme sonné.

"Le sergent est mort. Pour rien... L'empereur est mort."

Par réflexe il tendit la main au colonel et l'aida à se relever. Elle s'essuya les yeux.

-Merci. Désolé pour la scène... Je ne supporte pas de le voir comme ça. Je pleure à chaque fois.

"A chaque fois? Elle débloque? Ou alors... C'est l'empereur après tout... Serait il possible!?"

Le lieutenant colonel toussota.

-Caporal, vous me donnez un coup de main? On vous expliquera mais plus tard.

Le caporal se tourna vers Berfa, qui restait parfaitement calme. Il se dirigea vers un des mur, près de l'incinérateur. Le caporal le suivi sans réfléchir. Un peu d'espoir lui était revenu.

-Empreinte vocale, Berfa. Commande: ouverture.

Il exécuta une série de mouvements comme s'il tapait sur un invisible clavier et la cloison coulissa. Elle protégeait un rang de sarcophages noirs. Berfa en tira un qui flotta devant lui.

-Bon vous m'aidez caporal Hakka? Mon colonel appellez Leroy.

Il secoua la tête.

-Deux en si peu de temps... Ce cher docteur va nous tuer.
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Thème musical:
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MessagePosté le: Mer 29 Juin - 17:01 (2011)    Sujet du message: Chapitre 1: un vent de chaos... Répondre en citant



Episode 5: comme une ballade touristique

Orbite de Crustai, limite de l'espace impérial, cockpit du transporteur de l'ambassadeur bakhaniel, 253 ans après la révolution, 3 heure avant le début de l'opération justice

-Ici commandement des forces impériales de Crustai. Veuillez vous identifier avant de commencer votre approche.
-Ici trnasporteur. L'ambassadeur Bakhaniel est à bord. Demandons autorisation de faire une escale rapide pour rechager nos soutes en carburant.
-Nirauran confirme votre identification transporteur. L'ecadron dague arrive à votre rencontre, suivez le dans le couloir qui vous a été assigné.Ne vous en écartez pas ou vous serez considérés comme hostiles. Terminé.
-Bien reçu. Commençons approche. Terminé.

Le pilote ota son casque et se tourna vers l'ambassadeur qui soupira.

-Ah l'hospitalité Thrawnienne... Ca fait chaud au coeur.
-Vous êtes sûr de vouloir faire ça monsieur?
-Rien qu'une petite ballade touristique lieutenant... Rien de dangereux promis! Dis leur que j'aimerai en profiter pour contempler la cité 1 de Crustai en passant.
-C'est vous le chef, gromela le pilote.

Il remit son casque

-L'ambassadeur aimerait survoler cité 1, pour admirer un peu votre belle planète...
-Je... Cité 1 est en état d'alerte je ne suis pas sûr de pouvoir... Je dois contacter mes supérieurs. Patientez.
-Reçu.
-Heu... Mon supérieur accèpte si vous en prenez la responsabilité en cas de heu... De problème.

L'ambassadeur hocha la tête.

-C'est entendu.

Un sourire se déssina lentement sur le visage de Bakhaniel.

"Première manche gagnée..."

-Je vais dans la soute. Quand on sera dans les nuages, entrouvre la porte de la soute et referme dès qu'on on sort. Comme sur Rilf.
-Sur Rilf ont a dut partir talonés par une cinquentaine de chasseurs lourds, et on est passé en hyper espace juste avant de se faire détruire, monsieur...
-Oui enfin là on fait en sorte que ça marche. Et puis c'est pas de ma faute si je suis rentré dans un des chasseur de l'escorte! Son pilote devait être saoul au minimum...
-Hun hun. Au pire ce ne sera que la douzième fois que je vous sauve la vie, monsieur...
-Onzième, sur Kalist 9 ça ne comptait pas j'aurait pu m'en sortir sans que tu hurle mon nom au mégaphone et mitraille les... Enfin bref j'y vait!


Atmosphère de Crustai, 5 minutes plus tard

L'ambassadeur Bakhaniel était en train de terminer d'enfiler une tenue de protection quand son communicateur gresilla. Il monta sur la petite moto-jet entreposée face à la porte de la soute avant d'activer la communication.

-Prêt monsieur?
-Autant qu'on peut l'être... Les chasseurs nous collent?
-Ils sont à 150 m. Autant vous dire que si vous leur donnez la moindre raison de tirer, ils vont faire le carton du sciècle.
-Très bien, je vais donner une impulsion avec le moteur antigrav de la moto pour sortir avant de me laisser tomber à travers les nuages. Go!

La soute s'ouvrit dans un claquement sec sur un mur cotonneux de nuages.

"Parfait pensa l'ambassadeur, on y voit rien à travers ces nuages... Pas de risque qu'on m'intercepte. Espérons juste que je ne rentre pas dans un vaisseaux comme la dernière fois! Bon c'est partit!"

Bakhaniel écrasa l'accélérateur et la moto bondit en avant. Il le lacha aussitôt et la chute commença. La moto tournouya, désorientant son pilote.

"Wah ça secoue! Ils doivent être passés... 5, 4, 3, 2, 1, 0!"

Et il écrasa de nouveau la pédale. La moto fonça à travers le brouillard comme une balle, hors de vue du sol. Celle çi zigzaga encore un moment avant de se stabiliser. Bakhaniel navigua plus doucement avant de remarquer un voyant qui s'était mit à clignoter sur le tableau de bord.

-Merde! Y a une balise devant moi, à 200m de notre couloir...
-Comme vous dites... Au retour les impériaux vont pas la rater! Et vont nous accuser de l'avoir déposée! Que... kezeezr... fais on?
-Je vais voir ce qui émet et lui couper le sifflet. Je t'entend mal lieutenant, on va être coupés. Bonne chance! Repasse me prendre comme prévu.
-Kzzzkrrkzz répétez? Krzz...

Bakhaniel coupa le communicateur et jeta l'oreillette avant de mettre le cap sur la balise.


Athmosphère de Crustai, position de la balise inconnue, 1 minutes plus tard

Bakhaniel ralentit .

"La balise est devant moi à 6m... Elle perd de l'altitude très lentement... Où diable...? Ah là!"

Une forme vague était apparue peandant une seconde sous l'appareil. L'ambassadeur fit déscendre la moto jusqu'à son niveau.

"Une caisse... De la contrebande de Lahm peut être? Ou bien..."

Son détécteur d'approche sonna. L'ambassadeur pianota une seconde sur le clavier de la caisse qui s'ouvrit sans resistance... Sur une trentaine de fusil d'assaut bien alignés.

"Merde! Si les impériaux ont vu la sonde je suis foutu!"

Il attrappa la petite balise et la brisa dans son poing.

"Peut être qu'ils ne m'ont pas vu... Espérons que ce ne soient pas des Thrawniens, ou je suis mort... Le comte vas me tuer si je lui explique que j'ai "trouvé" une caisse d'armes illégales..."

Trop tard. Une moto puis une seconde sortirent de la brume. Des civils. Un des pilotes dégaina un pistolet. Bakhaniel déglutit et tenta le tout pour le tout.

-Ouf, je vous avez pris pour un impérial...

Le second pilote fit signe à son "ami" de baisser son arme.

-Imbécile! Il a détruit la balise en nous repérant... Si c'était un impérial tu crois pas qu'il aurait fait ça?

Il se retourna vers Bakhaniel.

-Mes excuses monsieur. Il n'est pas habitué à recevoir des gens de "là bas". Nous allons vous conduire au QG de la cellule. Vous avez fait bon voyage?

"Ils me prennent pour qui? "Là bas"? Bah je suis là pour observer, observons... Sa se précise ce doivent être des opposants Thrawniens... Mais pourquoi reçoivent ils des armes? En tout cas ils sont plus polis."

-Mmm... Ce n'est pas grave... Je suis ici pour observer. Je vous suit.Mieux vaut quitter les lieux rapidement.
-Klar, charge la casse, je conduis monsieur en lieu sûr. Vous êtes monsieur...?
-Sirroc.
-Allons y, Sirroc!

"Sirroc... Je me déteste. Où je suis allé chercher un nom pareil!"
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MessagePosté le: Mer 29 Juin - 18:53 (2011)    Sujet du message: Chapitre 1: un vent de chaos... Répondre en citant

Episode 6: des lendemains qui déchantent...

Surface de Nirauran, palais impérial, appartements du Dr Leroy, 253 ans après la révolution, 2 heures avant le début de l'opération justice

"Mal au crane... Le noir..."

-Mon colonel, il bouge! C'est...
-Monseigneur?

"Trop de bruit... Je crois que je devrait ouvrir un oeil..."

-Mon empereur dites quelque chose...

"Ah oui, les souvenirs reviennent... L'attaque. La mort. La douleur est partie..."

L'empereur ouvrit les yeux.

"La lumière... Vivant..."

Il regarda autour de lui.

"Leroy. Nyna. Berfa. Le garde... Comment s'appelle il? Hakka je crois. C'est ça. Varig Hakka."

-Mon empereur?

L'empereur se redressa. On l'avait étendu sur le lit.

-Je... Que c'est il passé? Qui a...?

La petite assemblée poussa un soupire de soulagement.

-Évitez de trop faire ça... Prenez un peu soin de vous Thrawn! Deux dans la même journée... C'est vraiment mauvais pour mon coeur... Et puis j'ai d'autres patients.
-J'essayerai docteur Leroy... Quelqu'un pourrai enfin m'expliquer ce qui c'est passé? Je me souviens vaguement d'une attaque aérienne, de coups de feu...

Ce fut le caporal qui répondit.

-Le palais a été attaqué, monseigneur. Des chasseurs ennemis sont parvenus jusqu'ici et ont ouvert une brèche dans l'enceinte. Les assassins ont profité de la confusion pour entrer mais ils ont été abattus Miss les avait repérés. Mais vous avez pris une balle perdue dans la fusillade. Et vous êtes mort...
-Merci caporal, je m'était aperçu seul des deux derniers points. Quelles ont étés les pertes dans l'attaque?

Ce fut le colonel Séptime qui répondit.

-Miss m'a signalée douze morts lors du mitraillage du palais. Un de nos pilotes à été descendu, il s'en tirera, mais son appareil n'a pas explosé en vol. Il est tombé dans un quartier civil de la ville haute. Une dizaine de mort et une cinquantaine de blessés. Quand à la fusillade du palais, elle a fait trois morts. Les deux gardes impériaux en faction à la porte et le sergent Lierra. Ils ont utilisés des balles spéciales, perforantes ou explosives pour percer les armures.

L'empereur secoua la tête et ses yeux se mirent à luirent plus fortement.

-Nous les vengerons. Nyna qui a...?

Elle se racla la gorge.

-Les exilés je dirais. J'ai examiné deux cadavres et ils portaient un tatouage "VIII" sur la clavicule gauche, comme c'est l'usage chez leurs commandos. Et ils étaient trop entrainés pour de simples rebelles locaux. Des commandos marines de la VIIIème flotte sans doutes, à vérifier.

L'empereur se leva et s'habilla.

-Ils avaient des complices je suppose... Trouvez pourquoi les canons sol air du palais n'ont pas tirés. Interrogez les et tuez les, inutiles de faire dans la délicatesse. Si ils veulent la guerre, ce sera la guerre. Miss?

Un hologramme se matérialisa au centre de la pièce.

-Votre majesté impériale?
-Réunion du haut conseil dans deux heures trente. Fait passer le message.
-Reçu.
-Ah oui, j'ai fait supprimer le mot de passe.

L'empereur souri.

-Merci Nyna. Ça soulage. Bon expliquez moi ce que vous avez compris de moi caporal...

Le caporal se mit au garde à vous.

-Vous étiez mort. Et vous voilà vivant. C'est tout; vous êtes l'empereur, je n'ai pas besoin de comprendre.

Le dr Leroy intervint.

-Permettez moi de prendre congé... Et la prochaine fois que vous passez dans mes appartements évitez d'y mettre trop de désordre...
-Bien sûr, répondit distraitement l'empereur.

Le dr Leroy regarda les morceaux de la porte arrachées par les balles, les draps pleins de sang et les impacts sur le mur d'un air peu convaincu puis sorti.

-Revenons en à vous caporal, repris l'empereur. Colonels, vos avis? Je pense que nous lui devons plus d'explications et qu'il pourrait servir contre H.

Les deux officiers se regardèrent. Le lieutenant colonel hocha la tête et Nyna Séptime répondit pour les deux.

-Au vu de son dossier pas d'objection, même si je ne vois pas d'utilité à tout lui expliquer. A vous de trancher monseigneur.

L'empereur soupira. Réfléchis un moment. Puis regarda le caporal de ses yeux rouges.

-Pouvez vous enlever votre casque s'il vous plais? Et jetez le dans l'incinérateur derrière vous. Ce que nous allons vous dire ne doit pas être enregistré.

Le caporal s’exécuta et revint à sa place, raide. L'empereur le fixa une seconde avant de se lancer.

-Ce que vous allez apprendre est l'un des secrets les mieux gardés de l'empire, avec l'opération sur Luna VI...

Le lieutenant colonel Berfa toussa légèrement.

"Ah tiens, se dit le caporal, Luna VI c'était nous? Ouille..."

-Heu... Bref c'est un secret qu'il vous est strictement interdit de révéler sous peine d'être immédiatement exécuté pour haute trahison. Suis je clair caporal Hakka?

Il fixa le caporal dans les yeux. Peu de gens parvenaient à ne pas se détourner de ce regard. Mais le caporal tint bon.

-Je vous ai fait don de ma vie en rejoignant la garde noire. Elle vous appartient. Vous êtes notre empereur, notre maître, notre sauveur, notre guide. Si telle est votre volonté, j'obéis.

L'empereur descendit du lit et s'assi sur l'un des rares fauteuils encore intact.

-Tout a commencé il y a une vingtaine d'année, en orbite de Némésis...
_________________
Ce n'est pas la guerre qui salit l'idéal, c'est l'idéal qui purifie la guerre.

Thème musical:
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 12:55 (2018)    Sujet du message: Chapitre 1: un vent de chaos...

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